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Il y a un quart de siècle, Grasse - Alpin 1993. « César d’honneur »


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9 réponses à ce sujet

#1 Jeff B

Jeff B

    Fuit les flics

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Posté jeudi 22 février 2018 à 18:06

A 3 semaines du coup d’envoi de la saison 2018, je vous propose un petit coup d’œil dans le rétro et de se remémorer la saison 1993. 25 ans déjà…

 

Autant le dire tout de suite, le Championnat de France des rallyes 1993 ne ressemblait pas franchement au millésime 2018 ! Avec Ragnotti, Oreille, Bugalski, Polo, Magaud, Béguin, Panizzi, Jordan, Jean Joseph, Bernardini, Driano, Loubet, Bruzi, Baroni… l’affiche est tellement extraordinaire et prometteuse que oui, là on peut le dire : c’était mieux avant ! La preuve ? La voici :

 

 

Vendredi 2 avril 1993, c’est le très rapide départ en sous bois de Callian - St Cézaire qui sonne le départ de la saison. Le TTE a confié une Toyota officielle au Gema Racing- la Celica qui vient de remporter le Monté Carlo avec Didier Auriol - pour Yves Loubet, rayonnant, et en « Guest Star » on retrouve même l’Escort Cosworth d’un certain François Delecour sur la liste des 125 engagés ! Ford vient ici faire une séance d’essai en vue du Tour de Corse. Mais ce sont les conditions hivernales d’un Monté Carlo qui les attendent … Sur les sommets, la neige tombe drue. Dans l’ES 1, pas encore de neige mais des trombes d’eau, l’entame s’annonce délicate. Jean Ragnotti, lui, a le sourire, il se rappelle qu’en 91, dans des conditions similaires, il avait remporté l’épreuve de manière héroïque au volant de la toute nouvelle Clio 16 S… Cette fois - ci, cela risque d’être plus compliqué pour Jeannot l’acrobate d’autant qu’ il y a un sérieux postulant qui attend ce rendez - vous de pied ferme ! Et avec quelques comptes à régler… Celui - ci, rêvant de gagner sur ces routes et sur ses terres depuis 20 ans, attend au départ de Callian le décompte du chrono au volant de sa Delta HF. Calme et patient ! Bien parti pour s’imposer en 92 dans « son » Grasse - Alpin, un célèbre ébéniste Vençois avait alors écopé d’une pénalité pour une sombre affaire de départ anticipé… Complot contre César ?

 

 

Quand on est natif de San Remo, quoi de plus normal que vouloir devenir Rallyman ? Pourtant, Pierre César Baroni, né le 13 mars 1953, démontra très jeune de réelles aptitudes pour une toute autre spécialité italienne : le ballon rond. Mais la vie est faite d’imprévus … Ses parents immigrent dans le Sud de la France en 1961 et toute la famille s’installe à Vence, magnifique balcon accroché entre terre et mer où son père travaille le bois. A 14 ans, le discret Pierre César quitte l’école pour suivre la même voie que son paternel. Deux années plus tard, c’est en assistant à une course de côte que son existence va basculer ! Le jeune ébéniste contracte alors le virus de la vitesse ! Mobylette, moto, permis de conduire à 18 ans… Cursus habituel. Les magnifiques routes montagneuses au dessus de Vence deviennent alors son premier « terrain d’entrainement » et il va y faire une première expérience douloureuse en « sondant » la profondeur d’un ravin ! Une jambe bien abimée et près d’un an de fauteuil roulant vont lui donner matière à réfléchir à propos de sa nouvelle passion ! Quoique … Le foot c’est moins dangereux mais quand on a gouté à l’adrénaline ! En 1973, à 20 ans, César participe à son premier rallye, le Fleur et Parfum qui deviendra ensuite le Critérium Alpin puis le Grasse - Alpin… Bernard Fiorentino et son Simca CG remporte l’épreuve tandis que notre jeune débutant, au volant d’une petite R8 Gordini Gr2 part fort, trop fort et… sort de la route !

 

 

Comprenant qu’il ne suffisait pas d’aller vite, le jeune ébéniste va ensuite écumer les rallyes du Sud de la France  pendant quelques saisons et s’y faire une belle réputation, décrochant ses premiers succès au volant de différentes montures. Le timide César quitte ensuite le bassin méditerranéen pour participer à la Coupe Autobianchi Abarth en 1978 où il arrachera une prometteuse 3ème place.

 

 

En 1979, le Vençois passe de la minuscule A112 à la Porsche Gr3 et se présente au départ du Critérium Alpin. Il se permet de devancer Andruet, Darniche, Fréquelin…  Seul Francis Vincent lui résiste, il finit 2ème ! C’est en 1981 que la carrière de P.C.B va prendre une tournure décisive. Le groupement des concessionnaires Ford de Nice lui offre en effet l’opportunité de rouler pour un petit programme au volant d’une Escort 2000 RS MKII. Il débute au Monté Carlo mais abandonne. Puis se classera 5ème de « son » Critérium Alpin.

 

 

Toujours avec l’Escort, César finit 19ème scratch du Monté Carlo 1982 avant de rouler sur différentes autos « made in Boreham » : RS 1800, RS 1600 I, RS Turbo GrN…

 

 

En 1986, Pierre César réalise une prolifique saison en Championnat de France au volant de l’Escort RS Turbo GrN. Malgré son train avant baladeur, la Ford possède un autobloquant Ferguson et très bon moteur préparé par Repetto en Italie. Baroni va signer à son volant quelques perfs’ de choix dont la 5ème place scratch au Tour Auto ou la 6ème en Alsace ... Il va aussi rencontrer et se battre contre des pilotes de la nouvelle vague, Philippe Bugalski notamment. Il décroche la 6ème place finale du championnat. Cette belle démonstration lui offre le volant tant convoité de la Sierra Cosworth GrN pour 1987.

 

 

En début de saison, il réussi un podium scratch en Alsace, devançant le R11 GrA d’Oreille, la M3 d’Hazard et la R5 GT de Bugalski… Et sous la pluie ! La Sierra va survoler sa catégorie toute l’année.

 

 

Bis repetita en 1988 avec la Cosworth : 3ème au scratch et 1er de groupe dans son jardin de l’Alpin - Behra devant la « soufflette » d’ Oreille, une belle 4ème place et la victoire de GrN en Alsace face à la R21 de p’tit Bug’… 9ème au scratch et vainqueur du groupe lors du Tour de Corse après une nouvelle joute face à la 5 GT d’Alain Oreille… L’ascension de César continue et se concrétise par une 3ème place finale d’un championnat remporté par la Sierra de Didier Auriol. Un immense Didier Auriol !

 

En 1989, Ford France a libéré Didier désormais pilote Lancia Martini en mondial et Pierre César récupère le baquet de « l’extra - terrestre » Millavois ! Lourd héritage, d’autant que chez Ford les budgets sont à la baisse et que la concurrence s’annonce très relevée : Bruno Saby et sa Delta HF de Lancia France et les deux M3 Bastos de Chatriot et Béguin… Du lourd !

 

Dans son arrière - pays d’Alpin - Behra, le moustachu Vençois va faire un bon apprentissage de la GrA et se classer 2ème derrière un intouchable François Chatriot, alias « le toubib » ! Notons au passage cette 10ème place scratch réalisée par la Manta GTE des frangins Panizzi dont le talent explose. Baroni remportera cette année là sa première victoire en championnat de France lors de l’Alsace - Vosges, devançant la M3 de Chatriot alors qu’un certain Christian Gazaud faisait voler sa R5 GT et intégrait le top 10 ! Pierre César va régulièrement jouer le podium et conclure la saison en 3ème position mais Ford décide de se retirer à l’issu du championnat. Sale coup !

 

Au départ de l’Alpin - Behra 1990, Baroni se lance pour une « petite » saison au volant d’une Sierra Cosworth mais sans soutien officiel. Il sait qu’il joue gros ! Il livre un combat homérique contre la M3 de François Chatriot, réalise un record incroyable dans « le Bleine », domine la Lancia HF 16V de Bruno Saby mais, échouera finalement à 18’’ de la BMW Bastos … Après 3 heures de course ! Cette année 90 est plus difficile, néanmoins, César prendra sa revanche à l’Antibes en battant le « toubib » et Bruno Saby. Mais la saison suivante s’annonce fort incertaine…

 

Au volant d’une peu compétitive et très fragile Alfa 75 Turbo, le Vençois abandonnera avant la première spéciale de l’Alpin1991, le début d’un long chemin de croix … A oublier !

 

En 1992, le pilote des Alpes - Maritimes va revenir au volant d’une auto performante, une Lancia Delta HF du team italien Astra. César remporte l’Antibes, le Rouergue et se bat toute l’année pour le titre face à la Sierra de Bernard Béguin. Il échouera finalement à la 3ème place. Il se fait aussi remarquer en finissant 3ème à Ypres et 8ème sur ses terres natales du San Remo, un rallye remporté par Andréa Aghini qui décroche là sa seule victoire mondiale sur une Lancia officielle. Mais avant ça, César était en position idéale pour gagner « à domicile » face à Béguin et Delecour lors du Grasse - Alpin 92 ! Et puis il y eut cette fameuse pénalité…

 

Grasse - Alpin 1993, 20 ans après ses débuts ici même, Pierre César Baroni sait qu’il a rendez vous avec l’histoire, son histoire. Après deux décennies de rallyes, l’ébéniste de Vence et Astra partent à la conquête du championnat d’Europe. Denis Giraudet sera le nouveau copilote de P.C.B. Pour l’anecdote, l’équipe transalpine va aussi faire rouler un certain Tommi Makinen cette année là… Pour Baroni, cette saison va être couronnée de succès avec un titre de champion d’Europe.

 

 

Dans cette quête, la première manche cochée par le team de Mauro Pregliasco était le Grasse - Alpin, il n’était doté que du Coef 5 au championnat mais César, à l’aube de cette saison 93, a un rêve qui dépasse de loin celui de récupérer ici quelques précieux points. Il a un territoire à conquérir, un royaume de 256km de ruban asphalté qui s’étend de Callian jusqu’aux Trois Ponts…  François Delecour attaque le premier chrono fort glissant sur un bon rythme et fait une petite touchette. Le tout frais vainqueur du Portugal devance la Ford Escort Best de Béguin de 3’’ et la Celica de Loubet de 8’’ mais « freine - tard » est dominé de 3’’ par la Delta du local de l’épreuve ! A un jour près cela aurait pu être un poisson d’Avril : les trois mythiques chronos qui suivent, à savoir Aiglun, le Col Saint Raphael et Entrevaux (un mini Monté - Carlo à eux seuls !)  sont annulés à cause de la neige !… Au regroupement de St André des Alpes, les concurrents s’apprêtent à affronter Lambruisse puis le Corobin. Après l’ES 5, François reprend la tête du rallye pour 2’’ avant que son Escort rencontre des soucis de pression d’essence. Dans le Corobin, Pierre César est second à 8’’ du scratch, Ragnotti signe un extraordinaire 3ème temps au volant de sa Clio 16S, à 12’’ en 16 km du meilleur temps signé Béguin! Pendant ce temps là, la ZX GrA du local Patrick Magaud abandonne son pilote alors que sur la 2ème Clio Diac, Alain Oreille subit une crevaison lente et laisse plus de 2 minutes en route… Ce dernier se révolte dans les 10km piégeux d’Espinouse, il fait voler la petite Renault et signe un chrono devant Jeannot et à moins d’une au kil du scratch, à nouveau signé par Béguin. Ce dernier  semble impérial au volant de sa nouvelle monture préparée chez Snobeck. Sur une Lancia Delta HF GrA du GSA, Philippe Bugalski connaît un baptême délicat et abandonne. Sur la même monture, Christine Driano prend ses marques. Après une petite saison au volant d’une AX GrA, Christine effectue une bonne prise en main et hausse le rythme spéciale après spéciale. De retour à la compétition avec une Clio GrA privée, Sylvain Polo pour sa part est un excellent 6ème à l’issue de cette étape d’entame, avant d’abandonner dans Aiglun. On le retrouvera bientôt ! Au terme de cette terrible première journée, Baroni mène le rallye devant Béguin… pour une minuscule seconde !

 

En début de deuxième étape, dans Lambruisse - Tartonne, Bernard Béguin perd 24’’ à cause d’un purgeur de frein alors que Pierre César pose 13’’ à Loubet en 14km… Ragnotti est à seulement 1’’ de la Celica… François Delecour a repris sa séance d’essai et dans le second passage du Corobin c’est lui qui signe le meilleur temps tandis que Béguin reprend 7’’ d’un coup à Baroni. L’officiel Ford en mondial re - scratch dans Espinouse mais pour seulement 2’’ face à un Béguin survolté ! Bernard continue son festival dans les 4 Chemins - Aiglun, réussissant le meilleur chrono et grappillant au passage encore 3’’ au moustachu du Team Astra. Oreille devance à nouveau Ragnotti.  L’ES 12, c’est la légendaire Pont des Miolans - Saint Auban et ses 22km. Sur le plateau, les vitesses atteintes sont vertigineuses, délirantes même…C’est ici je crois que Pierre César avait atteint 245km/h au volant de sa Sierra GrN quelques saisons plus tôt !... En 93, des coulées d’eau envahissent et traversent la chaussée et dans ce morceau de bravoure, c’est Delecour qui va se montrer le plus rapide, mais pas forcément le plus téméraire…. Béguin encaisse 5’’ et Baroni 7 !

 

 

Présent en spectateur dans ce haut lieu, j’ai une belle perspective sur une enfilade très rapide (à fond sur le sec)  qui se termine par un gros freinage pour un gauche serré. Devant, la cadence est élevée mais tous « évoluent sur des œufs » et freinent avant l’enfilade, même Delecour…Tous, sauf un : Alain Oreille ! Quand la Clio Diac déboule, le régime moteur ne faiblit pas. Alain rentre dans l’enchainement rapide à fond absolu…Et ça passe ! Le train arrière de la petite Renault se fait léger, de plus en plus léger, si léger qu’il balaye violemment la route de gauche à droite, sur toute sa largeur, et même un peu plus…Et ça passe encore ! Au moment où le pilote de Martigues pose le pied sur le frein, la Clio N°8 se met instantanément à l’équerre, ce qui jette le train arrière dans le bas côté et le train avant… en bonne position, bien à la corde du gauche ! Alain soude, ça hurle, ça crisse, ça patine, ça fume… Mais ça passe ! Un peu de chance surement mais pas que…Pour employer un vocabulaire « maritime » on pourrait dire qu’Alain Oreille n’était pas vraiment un « marin d’eau douce » !! D’ailleurs, il pose ici plus d’une au kil à son illustre équipier ! Cette année encore, les spectateurs ont assisté au grand show des Clio Boys !! Inoubliable !

 

Notons tout de même qu’à Saint Auban, Alain Oreille est devancé de 4’’ par Miss Driano !... Fin stratège et bon tacticien, César limite bien la casse et possède encore 11’’ d’avance sur la Ford Best… Mais il reste 37 km ! Un peu plus en arrière, Serge Jordan est aux portes du Top 10 au volant d’une Clio 16S GrN… On en reparlera ! Dans Chateauvieux - Comps, longue de 15,5 Km, César tape une bordure et perd la tête de la course ! Bernard possède à présent 6’’ d’avance sur son moustachu préféré… A Comps, les mécaniciens du team Astra remettent la Delta en ligne. Les deux prétendants à la victoire abordent les 7 km très techniques de Clavier le « couteau entre les dents » et Béguin signe le scratch ex - aequo avec Delecour, 1’’ devant Pierre César qui cumule maintenant 7 unités de retard. Reste deux chronos…

 

3 avril 1993, 17H03, retour à Callian - Saint Cezaire. Le très rapide départ dans les bois et une vertigineuse descente attendent le pilote de la Lancia N°3 qui veut graver son nom dans le marbre. Le Vençois prend alors tous les risques, frôle même la catastrophe et franchit la ligne d’arrivée en pulvérisant le record de la spéciale ! Il pose 4’’ à Delecour et 5’’ à son rival en 1Okm !... César qui possède un style coulé, propre, sur le train avant, typé circuit… va ici pousser sa Delta HF dans ses derniers retranchements et glisser bien plus qu’à son habitude. Baroni réussi « la spéciale de sa vie » il ne veut pas avoir de regrets, pas cette fois - ci…

 

 

Mais il a encore 2’’ de passif sur le pilote de la Ford Escort Bleue… Le chrono des Trois Ponts va sceller sa destinée mais y reprendre 2’’ à un Béguin déterminé en 4,35km relève de l’impossible ! Le local de l’épreuve part « à bloc » et se… bloque (!) sur un parapet, laissant au passage un temps précieux et s’évanouir son plus grand rêve… C’est à ce moment là que le destin choisi alors d’offrir les Lauriers de cette 36ème édition à César : le moteur de la Ford lâche, Bernard rejoint l’arrivée… mais à la seconde place, devançant la Celica du Corse Yves Loubet qui a déjà la tête de l’autre côté de la méditerranée, sur son île… Son graal à lui ! Le plus petit des géants, Jean Ragnotti, prend la 4ème position puis suivent la Lancia de la reine Christine et un Alain Oreille remonté comme une pendule. Le championnat s’annonce passionnant et plein de surprises.

 

 

A 40 ans, Pierre César remporte enfin son rallye. Il aura fallu 20 ans et 17 participations pour que le jeune Baroni, petit immigré italien, devienne le grand César ! Ce sera son unique victoire à Grasse. Probablement la plus belle et la plus prestigieuse de sa carrière. A chacun son empire !

 

Jeff Boulet

 

 

 


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#2 Bobzilla

Bobzilla

    Pilote Boeing Evo II

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Posté jeudi 22 février 2018 à 18:44

Superbe récit :sordo2:



#3 Emilien937

Emilien937

    Champion Team prono CFA 2016

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  • LocalisationSamarobriva

Posté jeudi 22 février 2018 à 18:49

Passionnant, merci :bravo:



#4 tartugue

tartugue

    Pilote Mirafiori

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  • LocalisationMarseille, cong !

Posté jeudi 22 février 2018 à 18:51

baroni.jpg


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#5 alvareda

alvareda

    16 ans d'expérience

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  • LocalisationAix - Toulouse

Posté jeudi 22 février 2018 à 19:41

Des écrits dans la lignée des histoires du Monte, magnifiques. Merci. 



#6 Lolo87

Lolo87

    pilote GTO

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Posté jeudi 22 février 2018 à 21:29

Superbe sujet très bien raconté.



#7 Fred.

Fred.

    Champion Team prono CFA 2016

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  • LocalisationNord/Pas de Calais

Posté vendredi 23 février 2018 à 08:52

:bien:

 

Je me permets de rajouter les reportages TV des éditions de 1992 (avec les explications de Pierre César BARONI)

 

 

et de 1993 (avec la course de Francois DELECOUR)

 


Modifié par Fred., vendredi 23 février 2018 à 08:54.

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#8 Jeff B

Jeff B

    Fuit les flics

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Posté vendredi 23 février 2018 à 10:59

Merci pour ces vidéos que je ne connaissais pas! Super! Effectivement, César était remonté!... Le sujet sur Delecour est sympa aussi, en 94 j'ai eu la chance d'essayer l'Escort 93 de Delec' lors d'un stage de pilotage, c'était du violent! Pour s'enquiller un Tour de Corse avec ça il fallait la santé!! Le Tour de Corse, on en reparlera bientôt... Merci pour vos compliments les gars!

Jeff



#9 Jeff B

Jeff B

    Fuit les flics

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Posté vendredi 02 mars 2018 à 18:23

En tout cas, je me suis bien planté à propos du millésime 2018 ! Il aura fière allure ! Et c’est tant mieux ! Dans 25 ans, peut être qu’on en parlera encore ?...

Jeff



#10 scott

scott

    Pilote Rally Cup

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  • Localisation1000 étangs

Posté vendredi 02 mars 2018 à 22:27

A 3 semaines du coup d’envoi de la saison 2018, je vous propose un petit coup d’œil dans le rétro et de se remémorer la saison 1993. 25 ans déjà…

 

Autant le dire tout de suite, le Championnat de France des rallyes 1993 ne ressemblait pas franchement au millésime 2018 ! Avec Ragnotti, Oreille, Bugalski, Polo, Magaud, Béguin, Panizzi, Jordan, Jean Joseph, Bernardini, Driano, Loubet, Bruzi, Baroni… l’affiche est tellement extraordinaire et prometteuse que oui, là on peut le dire : c’était mieux avant ! La preuve ? La voici :

 

 

Vendredi 2 avril 1993, c’est le très rapide départ en sous bois de Callian - St Cézaire qui sonne le départ de la saison. Le TTE a confié une Toyota officielle au Gema Racing- la Celica qui vient de remporter le Monté Carlo avec Didier Auriol - pour Yves Loubet, rayonnant, et en « Guest Star » on retrouve même l’Escort Cosworth d’un certain François Delecour sur la liste des 125 engagés ! Ford vient ici faire une séance d’essai en vue du Tour de Corse. Mais ce sont les conditions hivernales d’un Monté Carlo qui les attendent … Sur les sommets, la neige tombe drue. Dans l’ES 1, pas encore de neige mais des trombes d’eau, l’entame s’annonce délicate. Jean Ragnotti, lui, a le sourire, il se rappelle qu’en 91, dans des conditions similaires, il avait remporté l’épreuve de manière héroïque au volant de la toute nouvelle Clio 16 S… Cette fois - ci, cela risque d’être plus compliqué pour Jeannot l’acrobate d’autant qu’ il y a un sérieux postulant qui attend ce rendez - vous de pied ferme ! Et avec quelques comptes à régler… Celui - ci, rêvant de gagner sur ces routes et sur ses terres depuis 20 ans, attend au départ de Callian le décompte du chrono au volant de sa Delta HF. Calme et patient ! Bien parti pour s’imposer en 92 dans « son » Grasse - Alpin, un célèbre ébéniste Vençois avait alors écopé d’une pénalité pour une sombre affaire de départ anticipé… Complot contre César ?

 

 

Quand on est natif de San Remo, quoi de plus normal que vouloir devenir Rallyman ? Pourtant, Pierre César Baroni, né le 13 mars 1953, démontra très jeune de réelles aptitudes pour une toute autre spécialité italienne : le ballon rond. Mais la vie est faite d’imprévus … Ses parents immigrent dans le Sud de la France en 1961 et toute la famille s’installe à Vence, magnifique balcon accroché entre terre et mer où son père travaille le bois. A 14 ans, le discret Pierre César quitte l’école pour suivre la même voie que son paternel. Deux années plus tard, c’est en assistant à une course de côte que son existence va basculer ! Le jeune ébéniste contracte alors le virus de la vitesse ! Mobylette, moto, permis de conduire à 18 ans… Cursus habituel. Les magnifiques routes montagneuses au dessus de Vence deviennent alors son premier « terrain d’entrainement » et il va y faire une première expérience douloureuse en « sondant » la profondeur d’un ravin ! Une jambe bien abimée et près d’un an de fauteuil roulant vont lui donner matière à réfléchir à propos de sa nouvelle passion ! Quoique … Le foot c’est moins dangereux mais quand on a gouté à l’adrénaline ! En 1973, à 20 ans, César participe à son premier rallye, le Fleur et Parfum qui deviendra ensuite le Critérium Alpin puis le Grasse - Alpin… Bernard Fiorentino et son Simca CG remporte l’épreuve tandis que notre jeune débutant, au volant d’une petite R8 Gordini Gr2 part fort, trop fort et… sort de la route !

 

 

Comprenant qu’il ne suffisait pas d’aller vite, le jeune ébéniste va ensuite écumer les rallyes du Sud de la France  pendant quelques saisons et s’y faire une belle réputation, décrochant ses premiers succès au volant de différentes montures. Le timide César quitte ensuite le bassin méditerranéen pour participer à la Coupe Autobianchi Abarth en 1978 où il arrachera une prometteuse 3ème place.

 

 

En 1979, le Vençois passe de la minuscule A112 à la Porsche Gr3 et se présente au départ du Critérium Alpin. Il se permet de devancer Andruet, Darniche, Fréquelin…  Seul Francis Vincent lui résiste, il finit 2ème ! C’est en 1981 que la carrière de P.C.B va prendre une tournure décisive. Le groupement des concessionnaires Ford de Nice lui offre en effet l’opportunité de rouler pour un petit programme au volant d’une Escort 2000 RS MKII. Il débute au Monté Carlo mais abandonne. Puis se classera 5ème de « son » Critérium Alpin.

 

 

Toujours avec l’Escort, César finit 19ème scratch du Monté Carlo 1982 avant de rouler sur différentes autos « made in Boreham » : RS 1800, RS 1600 I, RS Turbo GrN…

 

 

En 1986, Pierre César réalise une prolifique saison en Championnat de France au volant de l’Escort RS Turbo GrN. Malgré son train avant baladeur, la Ford possède un autobloquant Ferguson et très bon moteur préparé par Repetto en Italie. Baroni va signer à son volant quelques perfs’ de choix dont la 5ème place scratch au Tour Auto ou la 6ème en Alsace ... Il va aussi rencontrer et se battre contre des pilotes de la nouvelle vague, Philippe Bugalski notamment. Il décroche la 6ème place finale du championnat. Cette belle démonstration lui offre le volant tant convoité de la Sierra Cosworth GrN pour 1987.

 

 

En début de saison, il réussi un podium scratch en Alsace, devançant le R11 GrA d’Oreille, la M3 d’Hazard et la R5 GT de Bugalski… Et sous la pluie ! La Sierra va survoler sa catégorie toute l’année.

 

 

Bis repetita en 1988 avec la Cosworth : 3ème au scratch et 1er de groupe dans son jardin de l’Alpin - Behra devant la « soufflette » d’ Oreille, une belle 4ème place et la victoire de GrN en Alsace face à la R21 de p’tit Bug’… 9ème au scratch et vainqueur du groupe lors du Tour de Corse après une nouvelle joute face à la 5 GT d’Alain Oreille… L’ascension de César continue et se concrétise par une 3ème place finale d’un championnat remporté par la Sierra de Didier Auriol. Un immense Didier Auriol !

 

En 1989, Ford France a libéré Didier désormais pilote Lancia Martini en mondial et Pierre César récupère le baquet de « l’extra - terrestre » Millavois ! Lourd héritage, d’autant que chez Ford les budgets sont à la baisse et que la concurrence s’annonce très relevée : Bruno Saby et sa Delta HF de Lancia France et les deux M3 Bastos de Chatriot et Béguin… Du lourd !

 

Dans son arrière - pays d’Alpin - Behra, le moustachu Vençois va faire un bon apprentissage de la GrA et se classer 2ème derrière un intouchable François Chatriot, alias « le toubib » ! Notons au passage cette 10ème place scratch réalisée par la Manta GTE des frangins Panizzi dont le talent explose. Baroni remportera cette année là sa première victoire en championnat de France lors de l’Alsace - Vosges, devançant la M3 de Chatriot alors qu’un certain Christian Gazaud faisait voler sa R5 GT et intégrait le top 10 ! Pierre César va régulièrement jouer le podium et conclure la saison en 3ème position mais Ford décide de se retirer à l’issu du championnat. Sale coup !

 

Au départ de l’Alpin - Behra 1990, Baroni se lance pour une « petite » saison au volant d’une Sierra Cosworth mais sans soutien officiel. Il sait qu’il joue gros ! Il livre un combat homérique contre la M3 de François Chatriot, réalise un record incroyable dans « le Bleine », domine la Lancia HF 16V de Bruno Saby mais, échouera finalement à 18’’ de la BMW Bastos … Après 3 heures de course ! Cette année 90 est plus difficile, néanmoins, César prendra sa revanche à l’Antibes en battant le « toubib » et Bruno Saby. Mais la saison suivante s’annonce fort incertaine…

 

Au volant d’une peu compétitive et très fragile Alfa 75 Turbo, le Vençois abandonnera avant la première spéciale de l’Alpin1991, le début d’un long chemin de croix … A oublier !

 

En 1992, le pilote des Alpes - Maritimes va revenir au volant d’une auto performante, une Lancia Delta HF du team italien Astra. César remporte l’Antibes, le Rouergue et se bat toute l’année pour le titre face à la Sierra de Bernard Béguin. Il échouera finalement à la 3ème place. Il se fait aussi remarquer en finissant 3ème à Ypres et 8ème sur ses terres natales du San Remo, un rallye remporté par Andréa Aghini qui décroche là sa seule victoire mondiale sur une Lancia officielle. Mais avant ça, César était en position idéale pour gagner « à domicile » face à Béguin et Delecour lors du Grasse - Alpin 92 ! Et puis il y eut cette fameuse pénalité…

 

Grasse - Alpin 1993, 20 ans après ses débuts ici même, Pierre César Baroni sait qu’il a rendez vous avec l’histoire, son histoire. Après deux décennies de rallyes, l’ébéniste de Vence et Astra partent à la conquête du championnat d’Europe. Denis Giraudet sera le nouveau copilote de P.C.B. Pour l’anecdote, l’équipe transalpine va aussi faire rouler un certain Tommi Makinen cette année là… Pour Baroni, cette saison va être couronnée de succès avec un titre de champion d’Europe.

 

 

Dans cette quête, la première manche cochée par le team de Mauro Pregliasco était le Grasse - Alpin, il n’était doté que du Coef 5 au championnat mais César, à l’aube de cette saison 93, a un rêve qui dépasse de loin celui de récupérer ici quelques précieux points. Il a un territoire à conquérir, un royaume de 256km de ruban asphalté qui s’étend de Callian jusqu’aux Trois Ponts…  François Delecour attaque le premier chrono fort glissant sur un bon rythme et fait une petite touchette. Le tout frais vainqueur du Portugal devance la Ford Escort Best de Béguin de 3’’ et la Celica de Loubet de 8’’ mais « freine - tard » est dominé de 3’’ par la Delta du local de l’épreuve ! A un jour près cela aurait pu être un poisson d’Avril : les trois mythiques chronos qui suivent, à savoir Aiglun, le Col Saint Raphael et Entrevaux (un mini Monté - Carlo à eux seuls !)  sont annulés à cause de la neige !… Au regroupement de St André des Alpes, les concurrents s’apprêtent à affronter Lambruisse puis le Corobin. Après l’ES 5, François reprend la tête du rallye pour 2’’ avant que son Escort rencontre des soucis de pression d’essence. Dans le Corobin, Pierre César est second à 8’’ du scratch, Ragnotti signe un extraordinaire 3ème temps au volant de sa Clio 16S, à 12’’ en 16 km du meilleur temps signé Béguin! Pendant ce temps là, la ZX GrA du local Patrick Magaud abandonne son pilote alors que sur la 2ème Clio Diac, Alain Oreille subit une crevaison lente et laisse plus de 2 minutes en route… Ce dernier se révolte dans les 10km piégeux d’Espinouse, il fait voler la petite Renault et signe un chrono devant Jeannot et à moins d’une au kil du scratch, à nouveau signé par Béguin. Ce dernier  semble impérial au volant de sa nouvelle monture préparée chez Snobeck. Sur une Lancia Delta HF GrA du GSA, Philippe Bugalski connaît un baptême délicat et abandonne. Sur la même monture, Christine Driano prend ses marques. Après une petite saison au volant d’une AX GrA, Christine effectue une bonne prise en main et hausse le rythme spéciale après spéciale. De retour à la compétition avec une Clio GrA privée, Sylvain Polo pour sa part est un excellent 6ème à l’issue de cette étape d’entame, avant d’abandonner dans Aiglun. On le retrouvera bientôt ! Au terme de cette terrible première journée, Baroni mène le rallye devant Béguin… pour une minuscule seconde !

 

En début de deuxième étape, dans Lambruisse - Tartonne, Bernard Béguin perd 24’’ à cause d’un purgeur de frein alors que Pierre César pose 13’’ à Loubet en 14km… Ragnotti est à seulement 1’’ de la Celica… François Delecour a repris sa séance d’essai et dans le second passage du Corobin c’est lui qui signe le meilleur temps tandis que Béguin reprend 7’’ d’un coup à Baroni. L’officiel Ford en mondial re - scratch dans Espinouse mais pour seulement 2’’ face à un Béguin survolté ! Bernard continue son festival dans les 4 Chemins - Aiglun, réussissant le meilleur chrono et grappillant au passage encore 3’’ au moustachu du Team Astra. Oreille devance à nouveau Ragnotti.  L’ES 12, c’est la légendaire Pont des Miolans - Saint Auban et ses 22km. Sur le plateau, les vitesses atteintes sont vertigineuses, délirantes même…C’est ici je crois que Pierre César avait atteint 245km/h au volant de sa Sierra GrN quelques saisons plus tôt !... En 93, des coulées d’eau envahissent et traversent la chaussée et dans ce morceau de bravoure, c’est Delecour qui va se montrer le plus rapide, mais pas forcément le plus téméraire…. Béguin encaisse 5’’ et Baroni 7 !

 

 

Présent en spectateur dans ce haut lieu, j’ai une belle perspective sur une enfilade très rapide (à fond sur le sec)  qui se termine par un gros freinage pour un gauche serré. Devant, la cadence est élevée mais tous « évoluent sur des œufs » et freinent avant l’enfilade, même Delecour…Tous, sauf un : Alain Oreille ! Quand la Clio Diac déboule, le régime moteur ne faiblit pas. Alain rentre dans l’enchainement rapide à fond absolu…Et ça passe ! Le train arrière de la petite Renault se fait léger, de plus en plus léger, si léger qu’il balaye violemment la route de gauche à droite, sur toute sa largeur, et même un peu plus…Et ça passe encore ! Au moment où le pilote de Martigues pose le pied sur le frein, la Clio N°8 se met instantanément à l’équerre, ce qui jette le train arrière dans le bas côté et le train avant… en bonne position, bien à la corde du gauche ! Alain soude, ça hurle, ça crisse, ça patine, ça fume… Mais ça passe ! Un peu de chance surement mais pas que…Pour employer un vocabulaire « maritime » on pourrait dire qu’Alain Oreille n’était pas vraiment un « marin d’eau douce » !! D’ailleurs, il pose ici plus d’une au kil à son illustre équipier ! Cette année encore, les spectateurs ont assisté au grand show des Clio Boys !! Inoubliable !

 

Notons tout de même qu’à Saint Auban, Alain Oreille est devancé de 4’’ par Miss Driano !... Fin stratège et bon tacticien, César limite bien la casse et possède encore 11’’ d’avance sur la Ford Best… Mais il reste 37 km ! Un peu plus en arrière, Serge Jordan est aux portes du Top 10 au volant d’une Clio 16S GrN… On en reparlera ! Dans Chateauvieux - Comps, longue de 15,5 Km, César tape une bordure et perd la tête de la course ! Bernard possède à présent 6’’ d’avance sur son moustachu préféré… A Comps, les mécaniciens du team Astra remettent la Delta en ligne. Les deux prétendants à la victoire abordent les 7 km très techniques de Clavier le « couteau entre les dents » et Béguin signe le scratch ex - aequo avec Delecour, 1’’ devant Pierre César qui cumule maintenant 7 unités de retard. Reste deux chronos…

 

3 avril 1993, 17H03, retour à Callian - Saint Cezaire. Le très rapide départ dans les bois et une vertigineuse descente attendent le pilote de la Lancia N°3 qui veut graver son nom dans le marbre. Le Vençois prend alors tous les risques, frôle même la catastrophe et franchit la ligne d’arrivée en pulvérisant le record de la spéciale ! Il pose 4’’ à Delecour et 5’’ à son rival en 1Okm !... César qui possède un style coulé, propre, sur le train avant, typé circuit… va ici pousser sa Delta HF dans ses derniers retranchements et glisser bien plus qu’à son habitude. Baroni réussi « la spéciale de sa vie » il ne veut pas avoir de regrets, pas cette fois - ci…

 

 

Mais il a encore 2’’ de passif sur le pilote de la Ford Escort Bleue… Le chrono des Trois Ponts va sceller sa destinée mais y reprendre 2’’ à un Béguin déterminé en 4,35km relève de l’impossible ! Le local de l’épreuve part « à bloc » et se… bloque (!) sur un parapet, laissant au passage un temps précieux et s’évanouir son plus grand rêve… C’est à ce moment là que le destin choisi alors d’offrir les Lauriers de cette 36ème édition à César : le moteur de la Ford lâche, Bernard rejoint l’arrivée… mais à la seconde place, devançant la Celica du Corse Yves Loubet qui a déjà la tête de l’autre côté de la méditerranée, sur son île… Son graal à lui ! Le plus petit des géants, Jean Ragnotti, prend la 4ème position puis suivent la Lancia de la reine Christine et un Alain Oreille remonté comme une pendule. Le championnat s’annonce passionnant et plein de surprises.

 

 

A 40 ans, Pierre César remporte enfin son rallye. Il aura fallu 20 ans et 17 participations pour que le jeune Baroni, petit immigré italien, devienne le grand César ! Ce sera son unique victoire à Grasse. Probablement la plus belle et la plus prestigieuse de sa carrière. A chacun son empire !

 

Jeff Boulet

Bonsoir, 

En 91 lors du Grasse Alpin, je rappel la victoire scartch en spéciale de Fabien Doenlen sur la 205 rallye du GCAP. Lequel termine 3 au général ;)






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